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15 Mars 2026 21h05 GMT
SOCIETE

18è édition des MGF : Le Cameroun s'engage contre les Mutilations Génitales Féminines


Le 6 février 2025, le Cameroun s'est joint à la communauté internationale pour célébrer la 18e édition de la Journée internationale de tolérance zéro aux mutilations génitales féminines (MGF). Cette célébration est l'occasion de renouveler l'engagement du Cameroun à éliminer les MGF, qui constituent une violation des droits humains des femmes et des filles.

Malgré les efforts déployés pour éradiquer cette pratique barbare, le Cameroun continue de lutter contre les MGF. Cette pratique cruelle, qui porte atteinte à l'intégrité physique et psychologique des femmes et des filles, reste encore répandue dans certaines régions du pays.

Les MGF constituent une pratique alarmante qui consiste à altérer ou à mutiler les organes génitaux externes féminins sans raison médicale, souvent dans un contexte culturel ou religieux. Cette pratique barbare implique l'ablation totale ou partielle des membranes extérieures des organes génitaux féminins, ou toute autre atteinte à ces organes à des fins non thérapeutiques.

Le thème de la Journée internationale de tolérance zéro aux mutilations génitales féminines 2025 est « Sa voix, Son avenir ». Ce thème met l'accent sur le rôle essentiel des survivantes dans la conduite du mouvement contre les MGF.

Les initiatives menées par les survivantes militent en faveur du changement de politique, remettent en question les normes sociales néfastes et donnent aux femmes et aux filles les moyens d'exercer leurs droits à la santé, à l'éducation et à la sécurité.

Une survivante des Mutilations Génitales Féminines (MGF) a partagé son histoire poignante, révélant les souffrances endurées et les séquelles profondes laissées par cette pratique barbare. « J'avais à peine 5 ans lorsque j'ai été victime de cette pratique cruelle », a-t-elle témoigné, la voix tremblante d'émotion. « La douleur était atroce, insupportable. Je poussais des cris déchirants, mais mes bourreaux restaient indifférents, comme si ma souffrance ne les touchait pas. Lorsque vous êtes excisée, vous perdez toute sensation de plaisir sexuel. C'est comme si une partie de vous-même avait été arrachée. Pour moi, c'était la pire expérience de ma vie. C'est une pratique que je ne souhaite à personne, car elle détruit non seulement le corps, mais aussi l'âme. »

Alors que la communauté internationale s'engage à éliminer les MGF d'ici 2030, le Cameroun doit redoubler d'efforts pour protéger les droits et la dignité de ses citoyennes. Dans ce contexte, il est essentiel de sensibiliser l'opinion publique et de mobiliser les acteurs clés pour mettre fin à cette pratique néfaste.

La ministre de la promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, a présidé la cérémonie de célébration de la Journée internationale de tolérance zéro aux MGF, en présence des partenaires sociaux. Elle a réaffirmé l'engagement du gouvernement camerounais à éliminer les MGF et à protéger les droits des femmes et des filles« La pratique des mutilations génitales féminines (MGF) est une réalité triste et préoccupante qui nécessite une action concertée pour l'éliminer. Il faut dénoncer cette pratique pour que les autorités puissent prendre des mesures appropriées. Il est également important de fournir des alternatives aux personnes qui pratiquent les MGF, telles que des activités génératrices de revenus, pour les aider à abandonner cette pratique. La sensibilisation et l'éducation sont également cruciales pour changer les mentalités et les comportements. »

La lutte contre les MGF est un défi qui nécessite la mobilisation de tous les acteurs de la société. Il est essentiel de sensibiliser l'opinion publique, de mobiliser les acteurs clés et de prendre des mesures concrètes pour éliminer cette pratique néfaste. Le Cameroun doit redoubler d'efforts pour protéger les droits et la dignité de ses citoyennes et pour atteindre l'objectif de tolérance zéro aux MGF d'ici 2030.