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17 Juillet 2026 18h43 GMT
ECONOMIE

Cameroun : l'exploitation minière artisanale désormais bornée à 30 mètres de profondeur


 Dans le cadre sa mission de restructuration du secteur artisanal minier semi-mécanisé, le Professeur FUH CALISTUS GENTRY, ministre des mines, de l’industrie et du développement  Technologique a procédé à une série de décisions visant à professionnaliser l'exploitation aurifère au Cameroun. Ces nouvelles directives s'adressent aux entreprises et imposent des seuils de production clairs et des contraintes techniques pour opérer légalement.
Une instruction formelle a été délivrée à l'entreprise Xin Yang, opérant sur le site d'or de Ketté. Désormais, toute exploitation artisanale est limitée à une profondeur maximale de 30 mètres. Au-delà, la transition vers une structure d'exploitation industrielle ou une petite mine est considérée comme obligatoire. Cette directive marque la fin des pratiques qui ne répondent pas aux standards de production exigés.
Dans cette optique, un seuil minimal de production a été établi pour les exploitants agréés. Xin Yang, qui dispose de 24 "bold", s'est vu imposer une production mensuelle minimale de 7 kg d'or. Le non-respect de cet engagement entraînera un démantèlement immédiat des installations et la saisie des équipements. L'entreprise Zinnarry Mining, quant à elle, avec ses 10 "bold", est tenue de produire au moins 5 kg d'or par mois, sans possibilité de négociation à la baisse.
Selon le Ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement Technologique, ces mesures visent à quintupler la production annuelle d'or du Cameroun et à réduire l'écart entre l'or effectivement extrait et celui qui est déclaré. L'objectif est de s'assurer que cette activité contribue plus significativement à l'économie nationale.
Ces seuils de production s'ajoutent à trois autres obligations strictes pour les acteurs du secteur artisanal minier semi-mécanisé : la conformité environnementale, nécessitant le paiement d'une caution de 63 millions de FCFA pour 21 hectares, justifiant ainsi la prise en compte des enjeux écologiques ; le respect scrupuleux de la réglementation en matière de fiscalité minière, désormais non négociable ; et l'innovation technologique, imposant aux opérateurs une transition complète vers un système d'exploitation en vase clos sous six mois pour assurer une meilleure gestion des ressources et des impacts environnementaux.
Cette démarche de contrôle renforcé fait suite à une période de sensibilisation qui, selon les autorités, a porté ses fruits, avec l'engagement des sociétés à adhérer à ces nouvelles conditions d'exploitation.