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16 Mars 2026 13h01 GMT
SOCIETE

La 63e Journée de la Femme Africaine illumine Kekem avec des initiatives fortes :Justice et Réparations


La 63e édition de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) a été célébrée ce 1er août à Kekem, dans la région de l’Ouest Cameroun, sous le signe de la justice sociale et économique pour les femmes du continent. À l’occasion, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie Thérèse Abena Ondoa, a lancé un vibrant appel à la mobilisation collective pour réparer les inégalités persistantes dont sont victimes les femmes africaines.

Placée sous le thème « Faire progresser la justice sociale et économique pour les femmes africaines à travers les réparations », cette journée vise à reconnaître le rôle déterminant des femmes dans la libération et le développement de l’Afrique, tout en appelant à des mesures concrètes pour améliorer leur condition

Dans son discours, la ministre a souligné la nécessité d’un engagement commun pour corriger les injustices multiformes subies par les femmes : violences économiques et conjugales, mariages précoces, mutilations génitales féminines, accès restreint aux ressources et services, ou encore pratiques culturelles néfastes.« Parler de réparations pour les femmes, c’est s’engager à corriger toutes les injustices et inégalités, à réviser les politiques publiques, à combattre les normes sociales discriminatoires. Il s’agit de construire une société juste et équitable, où chacun et chacune peut s’épanouir », a déclaré Marie Thérèse Abena Ondoa.

Elle a insisté également sur l’importance d’impliquer toutes les parties prenantes ; pouvoirs publics, société civile, communautés locales et partenaires internationaux, pour garantir un développement durable et inclusif.

 La célébration à Kekem a été marquée par des initiatives fortes : la célébration d’une vingtaine de mariages civils et, surtout, l’inauguration d’un Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF), fruit d’un partenariat entre le gouvernement camerounais, le Japon et ONU Femmes.

Ce centre vise à renforcer l’autonomisation des femmes de la localité en leur offrant des formations qualifiantes dans des domaines porteurs comme les technologies de l’information, l’hôtellerie, la restauration, la coiffure, l’esthétique ou encore la couture :« Ce projet permet de soutenir la résilience des femmes en période de crise, tout en ouvrant de nouvelles perspectives aux jeunes filles déscolarisées ou marginalisées. Nous avons veillé à respecter les meilleurs standards », a précisé Racky Chaupin, représentante d’ONU Femmes.

Le Maire de Kekem, Dieudonné Keumeni, s’est également réjoui de la réalisation de ce projet, qu’il considère comme une fierté locale et un levier de transformation sociale :« Après tant d’années d’efforts, je suis un homme comblé. Je parle au nom de mes femmes qui ont suivi chaque étape du chantier. Ce centre doit devenir une référence régionale, voire nationale. Sa réussite dépendra de notre capacité à le faire vivre à travers des activités d’éducation et de formation pour sortir les femmes de la précarité. »