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15 Mars 2026 21h29 GMT
SOCIETE

La lutte contre les violences basées sur le genre : Une nécessité absolue


Le Cameroun a entamé une période de seize jours d'activisme contre les violences basées sur le genre. La cérémonie de lancement de la 19e édition  a eu lieu hier, 25 novembre 2024, à Yaoundé, présidée par le ministre de la promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, en présence des partenaires sociaux. L’Edition de cette année  est axée  sur le thème  « Riposter et se reconstruire après les violences »

Cette initiative vise à renforcer les mécanismes de lutte contre ces fléaux et à produire des résultats concrets. Les violences basées sur le genre sont un fléau qui affecte de nombreuses femmes et filles dans le monde, et le Cameroun n'est pas en reste. Les chiffres sont alarmants : selon l'Institut national de la statistique, 80 cas de féminicides ont été recensés en 2023.

Les experts pointent du doigt le silence et le refus de dénoncer comme causes majeures de ce taux alarmant. Pour certains, c'est la pauvreté qui est l'un des facteurs qui contribuent aux violences basées sur le genre. Les femmes qui sont dépendantes financièrement de leurs partenaires sont plus susceptibles de subir des violences. De plus, la société camerounaise est encore marquée par des stéréotypes sexistes et des attitudes patriarcales, qui peuvent contribuer à perpétuer les violences basées sur le genre.

Selon le ministre de la promotion de la femme et de la famille, « il est essentiel que les victimes de ces violences brisent le silence et dénoncent les auteurs. Cette première étape est cruciale pour déclencher le processus de prise en charge et de répression des auteurs. La riposte contre les violences basées sur le genre concerne non seulement les victimes, mais également leurs proches et la communauté. Il est important que ces derniers ne se rendent pas complices à travers leur silence. »

Les violences basées sur le genre peuvent prendre de nombreuses formes, notamment les coups, les blessures, les viols et les meurtres. Les femmes et les filles sont les principales victimes de ces violences, qui peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur leur santé physique et mentale, ainsi que sur leur bien-être économique et social.

La sécurité des victimes est une préoccupation majeure. Il est essentiel de mettre en place des mesures pour protéger les victimes et leurs proches contre les représailles et les violences.

 

«sensibiliser la population camerounaise aux problèmes des violences basées sur le genre et de promouvoir des attitudes et des comportements plus respectueux et égalitaires restent une nécessité. Les médias, les écoles et les lieux de culte peuvent jouer un rôle important dans la sensibilisation et l'éducation de la population » a affirmé une femme présente.

 

En conclusion, les violences basées sur le genre sont un problème grave et persistant au Cameroun. Il est essentiel que les autorités, les organisations non gouvernementales et la population camerounaise travaillent ensemble pour prévenir et punir ces violences. Les lois et les politiques doivent être mises en œuvre de manière effective pour protéger les victimes. « Nous devons agir maintenant pour protéger les victimes et pour promouvoir un environnement plus respectueux et égalitaire pour tous » a réaffirmé Marie Thérèse Abena Ondoa, ministre de la promotion de la femme et de la famille.