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15 Mars 2026 22h02 GMT
POLITIQUE

Présidentielle 2025 : Issa Tchiroma, un candidat engagé pour le changement


Dans un climat de tensions politiques, Issa Tchiroma, représentant du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), se positionne comme un moteur de changement. Il met en avant un projet de justice sociale et de réconciliation, affirmant son indépendance vis-à-vis du régime actuel.

À l'approche de l'élection présidentielle de 2025, Issa Tchiroma émerge parmi les 13 candidats en lice. Son engagement en tant que candidat du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) a été officiellement validé par Elecam, l'autorité électorale du pays. Lors d'une récente conférence de presse, à la veille de la publication des résultats, il a affiché une volonté ferme de transformation du paysage politique camerounais.
Devant une foule de journalistes, Tchiroma a pris soin de clarifier sa position, niant toute allégeance au régime en place. Il a partagé ses préoccupations quant aux attaques dont il fait l'objet depuis l'annonce de sa candidature. « Je suis la cible de nombreuses critiques, souvent infondées, visant à nuire à mon image et à ma réputation en tant qu'homme politique », a-t-il déclaré. Il a également mis en lumière les manœuvres du parti au pouvoir, qui, selon lui, cherche à diviser l'opposition en soutenant des partis rivau

Tchiroma reste convaincu que sa candidature est guidée par un véritable désir de servir les Camerounais, sans aucune visée personnelle. « J'ai laissé derrière moi les privilèges de mon ancien poste de ministre, car je suis fidèle à mes valeurs », a-t-il affirmé. « Je suis ici en tant qu’homme de conviction, un père et un patriote, prêt à conduire une transition nécessaire. »

Bien que la campagne électorale ne soit pas encore lancée, Tchiroma a esquissé les grandes lignes de son programme. Parmi ses engagements, il propose la formation d'un gouvernement d'union nationale, la réforme du code électoral pour instituer un scrutin présidentiel à deux tours, ainsi que l'établissement d'un État fédéral pour une gouvernance plus équitable. Il souligne aussi l'importance de promouvoir la formation professionnelle et d'adopter une charte d'éthique politique.
Avec passion, il a entend tendre la main à diverses catégories de la population jeunes, femmes, anglophones, et même à ceux qui soutiennent le gouvernement actuel , en les invitant à participer à un mouvement de transition pacifique. « Je suis ici pour servir et transmettre », a-t-il conclu, fidèle à son slogan : « Un mandat pour bâtir et réconcilier. »
Un parcours au service du peuple


Face aux critiques de journalistes qui évoquent son passé au sein du gouvernement de Paul Biya, Tchiroma défend son héritage en tant que serviteur de l'État. « Je n'ai jamais été un instrument d'un régime, mais un acteur engagé, responsable de mes actions », a-t-il déclaré. Confronté à la dégradation de l'éthique politique et aux souffrances du peuple, il a décidé qu'il était temps d'agir. « Ma candidature est un acte de conscience, mûrement réfléchi. »

Pour Tchiroma, le Cameroun a besoin d'un changement authentique, celui que beaucoup espèrent en silence. « Il est temps de rétablir la vérité », a-t-il insisté, tout en rappelant les réformes qu'il a initiées dans ses anciens postes ministériels, notamment dans les domaines des Transports, de la Communication, et de l'Emploi. « Mon objectif est de contribuer au développement du pays par la valorisation de la formation technique, car c'est un service rendu au peuple. »

Paul pouna