mercredi , 24 janvier 2018
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Le remède des élus contre un ministère « malade»

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Ils étaient seulement une soixantaine, soit un tiers des 165 députés que compte l’Assemblée nationale. Laquelle a examiné, hier, le projet de budget 2018 du ministère de la Santé, arrêté à 169 milliards 400, contre 163 milliards 500. Soit une hausse de près de 6 milliards de FCfa. De la Couverture maladie universelle (Cmu) au manque d’infrastructures et de personnels, entre autres maux qui plombent le secteur de la santé, les élus ont vivement interpellé Abdoulaye Diouf Sarr sur les manquements notés dans son département.

Issa Sall, député du Pur, estime que le Sénégal manque d’audace, car 60 ans après les indépendances, on aurait pu avoir un hôpital par département, un centre de santé par commune et dans chaque village un poste de santé. Ce qui selon nécessite une vision, selon Issa Sall qui évoque également le cas des médecins chômeurs, à l’heure où le déficit de personnel de santé est criard. Mamadou Diop Decroix n’y va pas avec le dos de la cuillère.

«Il y aura beaucoup de problèmes dans le secteur de la santé, prévient-il. Il faudra beaucoup de courage pour vous en sortir», dira l’élu, à l’endroit d’Abdoulaye Diouf Sarr. «Nous avons un gap de 4000 sages-femmes, il y a 20 enfants sur 100 qui meurent avant d’avoir 5 ans, 41 centres de santé de référence sans bloc opératoire et 234 postes de santé sans maternité», note-t-il.

«L’Organisation mondiale de la santé, poursuit-il, demande d’avoir un médecin pour 4000 habitants et nous en sommes à un pour 19 000. Il faut une vision pour la santé et elle doit s’appuyer sur la prévention. Cette prévention doit avoir une part très importante dans le budget du ministère de la santé», recommande-t-il dans les colonnes du quotidien Les Echos.